Vous a-t-on laissé un peu libre lorsque vous étiez enfant?

Je suis certaine d’une chose : j’ai choisi ma mère!
L’amour et la liberté d’être soi, voilà ce que ma mère m’a offert pour le chemin de ma vie…

 

L’amour et la liberté d’être soi

Mes 2 frères et moi-même avons l’immense chance d’être aimés par notre mère de façon inconditionnelle :

  • Aimés parce que nous existons
  • parce que nous sommes vivants
  • parce qu’évidement nous sommes beaux:-)
  • Être là a suffit pour être aimé
  • Enfant, être là: c’était pouvoir exprimer qui nous étions.

Enfant, je ressentais régulièrement le besoin de transformer ma chambre et pour ce faire, je prenais les draps de la maison afin de les disposer de façon à ce que ma chambre soit un vrai appartement… mais avec des cloisons de tissus:-) Il y avait donc un salon, une chambre, une cuisine, une salle d’eau… J’étais docteur voyez-vous, et j’avais donc une partie ‘publique’ et une partie ‘privée’ au sein de cet appartement… J’y fixais autant d’étagères que nécessaire, c’est à dire jusqu’à ce qu’une certaine densité soit présente afin de refléter une réalité d’usage comparable à celle d’un vrai appartement … Lors de notre déménagement, je me souviens avoir compté le nombre de trous dans les murs, de mémoire : environ 200…
J’avais donc le ‘droit’ de conserver cet espace aussi longtemps que je le souhaitais jusqu’à décider de revenir à un espace plus ‘global’ et plus praticable!
Les amies de ma mère lui disait : ‘Mais tu laisses ta fille commencer ce bins à cette heure là?’
Ma mère répondait : Elle en a besoin’

Un peu plus tard et ayant à peu près expérimenté tous les agencements possibles (jusqu’à installer le matelas de mon lit au dessus de l’armoire pour y dormir) les meubles de ma chambre ont trouvé une ‘vraie’ place pour un moment et j’ai alors créé de petits laboratoires : ici les perles, ici le chant avec l’enregistreur à 2 pistes. Ailleurs et plus tard, l’atelier de peinture, le poste de montage super 8, le poste de visionnage et de bruitage, des installations sculpturales électriques… Ma vie quoi! Je me suis orientée vers des études d’Arts plastiques:-)  En fait quel que soit l’avenir et les débouchés que cela pouvait apporter : je me dirigeais dans la direction de ce qui me permettait de concevoir, de fabriquer’ et d’expérimenter selon mes besoins.

Je pense que vous l’avez compris : j’ai eu le droit de faire tout ce que je voulais… La seule condition dont je me souvienne était de ne pas sortir seule le soir étant adolescente et donc de devoir sortir avec mes deux grands frères…
J’avoue que je me suis bien amusée:-)
Et l’école me direz-vous?
Comment cela s’est-il passé?
Le minimum vital jusqu’au bac…
Et le bonheur total à l’Université puis à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles…
Ma mère, de son côté, est diplômée de psychologie:-) Elle a réalisé une thérapie Jungienne puis a pratiqué une dizaine d’années en tant que psychotérapeute. C’est une mère qui a toujours œuvré avec ses enfants dans le sens de leurs aspirations et de leurs dons, considérés en tant que besoins.
Un amour sans condition et respectueux du besoin de liberté de ses enfants, voilà ce qui est pour moi le magnifique rôle d’une mère!

 

‘Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles du désir de la vie pour elle-même.
Ils passent pas vous mais ne viennent pas de vous,
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez loger leurs corps,
mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même en rêve.

Vous pouvez vous efforcer d’être semblables à eux,
mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous.
Car la vie ne revient pas en arrière et ne s’attarde pas avec le passé.

Vous êtes les arcs à partir desquels vos enfants,
telles des flêches vivantes, sont lancés.

L’Archer vise la cible sur la trajectoire de l’infini,
et Il vous courbe de toutes ses forces
afin que les flèches soient rapides et leur portée lointaine.

Puisse votre courbure dans la main de l’Archer être pour l’allégresse,
Car de même qu’Il chérit la flèche en son envol,
Il aime l’arc aussi en sa stabilité.’

Khalil Gibran – ‘Le Prophète’ 

libre d'être soi

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Ccile Lume
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